Le tennisman allemand Alexander Zverev, numéro 3 mondial et triple finaliste en Grand Chelem, a réagi au tirage au sort des ATP Finals 2025, où il a été placé dans le même groupe que Jannik Sinner. En conférence de presse, le joueur a reconnu qu’il s’attendait initialement à affronter Carlos Alcaraz, mais qu’il aborde le tournoi sans préférence particulière, conscient du niveau d’exigence extrême de la compétition. Zverev, vainqueur des ATP Finals à deux reprises (2018 et 2021), s’est exprimé avec franchise sur le tirage et sur les adversaires qu’il considère comme les plus redoutables de la saison : « Je sais que ce n’est peut-être pas facile de répondre honnêtement, mais avant le tirage au sort, espériez-vous être dans le même groupe qu’Alcaraz ou Sinner ? » lui a demandé un journaliste.
Le joueur a d’abord souri avant de répondre simplement : « Carlos. » Relancé sur son choix, il a précisé : « Honnêtement, ça n’a pas vraiment d’importance. Enfin, si, ça compte, mais évidemment, ce sont tous les deux les meilleurs au monde. Sur cette surface, je trouve le court plus rapide qu’à Paris. Je pense que Yannick est le plus fort ici. Bien sûr, n’importe qui peut battre n’importe qui, mais ces deux dernières années, j’étais dans le même groupe que Carlos et j’ai gagné les deux fois. Je n’avais pas de préférence particulière. En fait, j’espérais qu’ils puissent tous les deux faire partie du même groupe. »
La saison 2025 a été riche en émotions pour Alexander Zverev. Solide sur le circuit ATP, il a remporté plusieurs titres majeurs, consolidant ainsi sa place dans le Top 3 mondial. Son parcours régulier, marqué par une grande constance, fait de lui l’un des prétendants sérieux au titre à Turin. Cependant, l’Allemand sait qu’il devra composer avec un tableau d’une rare intensité. La présence de Jannik Sinner, en pleine forme et porté par le soutien du public italien, représente un défi redoutable. De son côté, Carlos Alcaraz, jeune prodige espagnol, demeure un rival féroce, capable de battre n’importe quel adversaire sur n’importe quelle surface.
Zverev, interrogé sur ses attentes avant le tournoi, a confié : « Les ATP Finals sont toujours un tournoi spécial. On ne joue que contre les huit meilleurs joueurs du monde, donc il n’y a jamais de match facile. J’ai déjà connu ces situations, je sais comment gérer la pression. Ce que je veux, c’est me concentrer sur mon jeu, peu importe le nom de mon adversaire. »

Le joueur allemand a également évoqué la particularité des conditions de jeu à Turin, soulignant que la surface semblait plus rapide que celle du Masters 1000 de Paris : « C’est une différence importante. Ici, la balle part vite, il faut être agressif dès les premiers échanges. Cela convient bien à mon jeu, mais ça favorise aussi des joueurs comme Sinner, qui frappe très fort et prend la balle tôt. »
Cette lucidité tactique illustre bien la maturité stratégique de Zverev, qui a su affiner son jeu au fil des saisons pour s’adapter à toutes les surfaces. Conscient de ses forces mais aussi des menaces autour de lui, il se prépare à aborder le tournoi avec l’esprit d’un compétiteur aguerri.Depuis deux ans, le tennis masculin vit une transition générationnelle où de nouveaux champions s’imposent face aux légendes historiques. Parmi eux, Jannik Sinner et Carlos Alcaraz incarnent cette nouvelle vague de talents qui bousculent la hiérarchie mondiale. Zverev, plus expérimenté, se trouve dans une position particulière : celle du pont entre deux générations. D’un côté, il a affronté et battu les géants du Big Three (Federer, Nadal, Djokovic) ; de l’autre, il est désormais confronté à des adversaires plus jeunes, explosifs et affamés de victoires.
Alors que les projecteurs se tournent vers Sinner et Alcaraz, Zverev avance discrètement, fort de son expérience et de sa régularité. Il connaît parfaitement la pression des grands événements et sait comment gérer les moments décisifs. L’Allemand a remporté les ATP Finals à deux reprises et atteint plusieurs demi-finales, un palmarès qui en fait l’un des plus performants du tournoi ces dernières années. Ce vécu, combiné à son endurance physique et mentale, pourrait bien être son principal atout pour cette édition.
« Les Finals, c’est un marathon sur une semaine. Il faut être prêt à jouer à un très haut niveau tous les jours. Il n’y a pas de matchs d’échauffement, pas de marge d’erreur », a-t-il expliqué. Zverev a également rappelé l’importance de la dimension mentale : « Dans ce genre de tournoi, la différence ne se fait pas seulement sur le plan technique. C’est celui qui gère le mieux la pression, la fatigue et les attentes qui finit par gagner. » Dans un circuit dominé par des générations qui s’entrecroisent, Alexander Zverev se présente comme le lien entre l’ancien monde et le nouveau, prêt à relever le défi avec calme, ambition et lucidité. Et à Turin, il n’a qu’un objectif : remporter à nouveau le titre pour prouver qu’il reste un pilier du tennis mondial.